Après Schneider Electric, Total ou bien encore Veolia Environnement, EDF lance son propre fonds de capital-risque. Le but : favoriser l'émergence de projets innovants autour des nouveaux services et technologies énergétiques. Lancé avec la société de gestion Idinvest Partners, Electranova Capital sera initialement doté de 60 millions d'euros, dont la moitié sera apportée par EDF. L'assureur allemand Allianz a contribué à hauteur de 10 millions d'euros et des discussions sont en cours avec d'autres investisseurs potentiels, industriels ou groupes financiers, pour apporter le solde de l'enveloppe via des tickets d'entrée compris entre 5 et 10 millions d'euros. À terme, la capacité d'intervention d'Electranova pourrait être portée à 90 millions d'euros, espèrent les promoteurs. Ces moyens donneront au fonds une capacité d'intervention de 3 à 6 millions d'euros au capital de jeunes sociétés, françaises ou internationales. Le mode d'investissement sera classique, avec un horizon de quatre à cinq ans en moyenne, et un taux de rendement de plus de 15 %. L'ambition d'EDF n'est pas de prendre le contrôle de ces sociétés, la prise de participation au capital étant toujours minoritaire et le fonds géré de façon indépendante par Idinvest. L'objectif est d'abord de nourrir le développement de nouvelles technologies et de pouvoir en tirer profit avant la concurrence. Des études sont en cours sur plusieurs dossiers d'investissements potentiels. Cette initiative complète la prise de participation d'EDF dans plusieurs fonds « cleantech », comme Chrysalix au Canada ou Tsing Capital en Chine. Ce nouveau fonds reste néanmoins modeste au regard des moyens d'EDF et de son budget d'investissement. Rien que pour maintenir en état son parc de centrales nucléaires français, le producteur d'électricité a consacré deux milliards d'euros en 2011, et prévoit de dépenser entre trois et quatre milliards d'euros en 2014. Le groupe rappelle tout de même que les moyens d'Electranova représentent environ 10 % de son budget annuel en recherche et développement, affiché comme le plus important de tout le secteur. EDF consacre chaque année un peu moins de 1 % de son chiffre d'affaires à la R et D.