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André-Jacques Auberton-Hervé, P-DG de Soitec

LA RÉDACTION, LE 29 MAI 2012
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Sur le dernier exercice, Soitec accuse une perte opérationnelle de 45,8 millions d'euros... La stratégie de Soitec vise à se positionner sur les trois marchés où sa technologie offre une rupture : son activité historique dans l'électronique, le photovoltaïque à concentration et l'éclairage Led. La diversification n'est pas une finalité en soi. Il s'agit plutôt de servir des marchés où l'efficacité énergétique est au coeur de la croissance. Non pas des niches, mais des débouchés équivalents à notre activité électronique. Soitec est en phase de transition. Pour générer de la croissance, il faut d'abord des périodes d'investissements. Ainsi, nous mobilisons 50 millions d'euros pour construire une ligne de production à Grenoble. Elle démarrera dans les deux ans pour fabriquer une nouvelle cellule solaire à haute efficacité : 50 % de rendement. Quand l'entreprise atteindra-t-elle l'équilibre financier ? La division électronique est déjà bénéficiaire. Elle constitue le coeur du chiffre d'affaires. Les marchés des PC et des serveurs sont stables. Les « smart phones » et tablettes numériques assureront la croissance des années à venir. Mais nous sommes aussi sur la trajectoire pour l'activité photovoltaïque. L'objectif est d'équilibrer cette division et d'atteindre un chiffre d'affaires équivalent à l'électronique dans trois ans. C'est bien là notre enjeu. Notre carnet de commandes dans le solaire atteint déjà 700 millions de dollars. C'est le double du chiffre d'affaires actuel du groupe Soitec ! Le photovoltaïque est aujourd'hui un secteur très concurrentiel... Nous ne ciblons pas le marché résidentiel. C'est avec des énergéticiens que nous dialoguons. Notre division solaire ne travaille pas sur le marché du semi-conducteur comme pour l'électronique, mais de l'énergie, et le prix des centrales varie moins vite que celui des modules. L'enjeu porte sur le coût de l'électricité. Au niveau mondial, nous sentons une convergence arriver autour de dix centimes le kilowattheure à l'échéance de 2015 ou 2016. C'est notre feuille de route. Pour les applications non-raccordées au réseau, nous avons par ailleurs développé le produit Plug & Sun, avec batteries et système de gestion de l'énergie pour fonctionner 24h/24. C'est le même module que pour nos centrales, sauf qu'au lieu d'installations de 100 m², nous visons des puissances de 3 kW avec trois panneaux de 4 m². Ce produit bénéficiera des effets volumes.


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