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 Pas de 3 x 20 sans stockage d'électricité

LA RÉDACTION, LE 3 SEPTEMBRE 2012
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McPhy Energy vient de lancer le projet Ingrid de stockage d'électricité renouvelable raccordé au réseau. Réalisé au sein d'un consortium européen, ce démonstrateur grandeur nature fait entrer le stockage d'hydrogène à l'état solide dans une nouvelle dimension. Quel est l'objectif d'Ingrid ? Nous venons de lancer la phase de conception du système. Dans la foulée, fin 2013 ou début 2014, nous commencerons l'installation des équipements. Il s'agira d'un démonstrateur de stockage d'électricité sous forme d'hydrogène solide dans la région des Pouilles, à l'extrémité sud de la péninsule italienne. Cette zone est située en bout de réseau électrique et s'avère donc fragile comme l'est en France la Bretagne. D'autant que beaucoup de sources intermittentes, photovoltaïques et éoliennes, y sont raccordées. Le réseau y est donc difficile à équilibrer. L'objectif du projet est de démontrer la possibilité de lisser l'injection d'électricité renouvelable à l'échelle de la journée. Il y aura aussi un travail sur la prévision météorologique et celle de consommation pour optimiser le couple injection/stockage. Le projet représente un investissement de 23,9  millions d'euros. Il doit durer quatre ans. Que représente ce projet pour McPhy ? La Région des Pouilles sera le maître d'œuvre. Parmi les partenaires, figurent Enel Distribuzione, qui gère là-bas le réseau électrique, et Hydroge-nics, pour la partie électrolyseur. Nous stockerons une trentaine de mégawat-theures électriques sous forme d'une tonne d'hydrogène solide. Imaginez-vous entre 5 et 10 conteneurs de vingt pieds, soit environ 6 mètres de longueur chacun, pour 2,5 m de hauteur et de largeur. Pour nous, c'est l'idéal en termes de montée en taille. En 2011, nous avons livré nos premiers prototypes commerciaux, notamment un système de 4  kg d'hydrogène à Enel. Nous sommes en train de fabriquer des unités de 100  kg. L'an prochain, nous atteindrons 250 à 300 kg. Le projet Ingrid se situe parfaitement dans cette progression. Quels obstacles restent-ils à surmonter ? Les 3 x 20 en 2020 ne se feront pas sans solutions de stockage.  Par rapport à des technologies électrochimiques, l'hydrogène permet des projets de grandes tailles. Le rendement global de la chaîne est certes inférieur qu'avec des batteries, mais nous restons autour des 30 %. C'est un ordre de grandeur typique du secteur électrique. Au sein de la famille hydrogène, le procédé Mc-Phy présente l'avantage de fonctionner à basse pression, directement en sortie d'électrolyseur. Par rapport à l'hydrogène gazeux, nous évitons les étapes de compression et détente, simplifions donc la chaîne et réduisons les risques. Aujourd'hui, les verrous ne sont plus technologiques. Mais de l'ordre de l'organisation du réseau électrique. Les autorités doivent définir comment rémunérer l'injection au moment où il y a de la demande.


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