L'École centrale de Nantes teste, depuis l'été 2012, sa première éolienne flottante. La maquette utilisée, à l'échelle 1/50 e , est une géométrie publique. « L'intérêt est de valider les approches de simulation », explique Bertrand Alessandrini, directeur du développement de l'École centrale de Nantes. C'est une lapalissade, mais les éoliennes flottantes, à la différence de leurs homologues terrestres, bougent. « Or, les turbines sont conçues pour fonctionner de manière immobile. Elles risquent de ne pas fonctionner, voire de casser si elles sont placées sur un support mouvant. Nous devons comprendre les impacts des mouvements sur la mécanique, mais aussi sur la production d'électricité, et concevoir l'ancrage de la plateforme », développe Bertrand Alessandrini. Pour cela, les chercheurs disposent depuis peu d'un équipement sans équivalent dans un établissement public : un bassin océanique, mesurant 30 x 50 mètres, équipé d'une soufflerie développée avec le CSTB. De quoi simuler des vagues de 10 m de haut, et toutes les conditions de vent. Dans un second temps, les prototypes pourront être testés en taille réelle sur un site d'expérimentation en mer (Semrev) situé au large du Croisic, en Loire-Atlantique. Le câble qui reliera les éoliennes (ou les hydroliennes) au réseau ERDF est en cours de test, et pourra supporter jusqu'à 8 MW de capacité de production. Les premiers essais débuteront en 2013.
www.semrev.f