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L'horizon de Recylex se dégage

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2012
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Recylex respire. L'entreprise était menacée d'une action en comblement de passif dans l'affaire de la faillite de son ancienne filiale Metaleurop Nord à Noyelles-Godault (62), dossier qui avait défrayé la chronique au début des années 2000. Mais la société a finalement été dédouanée par la justice. Dans un arrêt rendu le 19  septembre, la Cour d'appel de Douai a confirmé le jugement du tribunal de Grande instance de Béthune. Celui-ci avait décidé en février 2007 de rejeter la demande de comblement de passifs formulée par les liquidateurs judiciaires. Le montant portait sur 50 millions d'euros, une somme considérable au vu de la taille de la société. Elle représente 11 % de son chiffre d'affaires, deux fois sa trésorerie disponible et quasiment dix années de résultat d'exploitation. D'où le soulagement de la direction et des actionnaires de Recylex. Le cours de l'action a gagné 53 % le jour de l'annonce de l'arrêt de la Cour d'appel. Outre le risque financier immédiat, qui aurait lourdement pesé sur la société de recyclage de batteries et certainement nécessité l'intervention des actionnaires, cette décision de justice lève les barrières qui jusqu'alors la bridaient. Selon les analystes financiers du courtier Gilbert Dupont, « avec la disparition de ce risque financier, Recy-lex va retrouver une marge de manœuvre qui devrait être dans un premier temps utilisée pour des investissements supplémentaires dans le procédé de fabrication de la fonderie de plomb de Nordenham pour en accroître le rendement ». Le budget d'investissement pour 2013 devrait ainsi être revu à la hausse, par rapport aux quelques 9 millions d'euros que la société engage chaque année. La disparition de ce risque judiciaire pourrait également avoir des répercussions indirectes sur l'actionnariat de la société. Recylex est détenu à 32 % par Glencore, le premier courtier mondial en matières premières. Selon les analystes d'Arkéon Finance, le groupe pourrait être tenté de prendre le contrôle de sa filiale, dont il est le premier client, mais également le premier fournisseur notamment en minerai. L'intégration permettrait de faciliter la mise en œuvre de synergies avec les autres branches du groupe.


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