Vestas n'améliore pas son image. Le groupe danois, premier fabricant mondial d'éoliennes, a révélé avoir mis fin au contrat prévoyant les indemnités de départ de Henrik Noerremark, qui a démissionné en février de son poste de directeur financier. L'entreprise explique avoir découvert en septembre qu'à l'automne 2011, son ancien dirigeant avait conclu, sans en informer sa direction, deux contrats en Inde contraires aux intérêts de son employeur. « Vraisemblablement, 4 millions d'euros sont perdus », reconnaît Vestas. Mais la facture pourrait monter jusqu'à 14 millions. Un nouveau coup dur pour la société, déjà fragilisée par la crise qui secoue le secteur des ENR et des difficultés industrielles. Le groupe a perdu 166 millions d'euros en 2011 et a été contraint de tailler violemment dans ses effectifs et son organisation industrielle pour espérer pouvoir renouer avec les bénéfices. Or, si le groupe espère faire remonter sa marge d'exploitation au-dessus des 10 %, 2013 s'annonce compliquée du fait du ralentissement du rythme de prises de commandes partout dans le monde.