Renk France veut créer un centre d'essais pour l'éolien offshore. Basée à Saint-Ouen-l'Aumône (95), cette société emploie 50 personnes (15 millions d'euros de chiffre d'affaires). À l'origine positionnée sur les véhicules blindés chenillés, c'est une filiale d'un spécialiste allemand des technologies de transmission (boîtes de vitesses). Avec ses 400 millions d'euros de chiffre d'affaires et 20 000 salariés, sa maison mère est déjà implantée dans l'éolien depuis 30 ans. Elle construit d'ailleurs actuellement un centre d'essais aux États-Unis et deux autres sont en projet en Europe. Pour la France, Renk reste discret, mais recherche bel et bien un site et des partenaires. « L'Ademe a validé l'intérêt du projet et la région Bretagne y apporte son soutien, dévoile Loïg Chesnais-Girard, vice-président du Conseil régional. L'investissement est tel, au moins 30 millions d'euros, qu'il n'y aura probablement qu'un seul banc d'essais en France ». D'ores et déjà, un hectare est réservé à la société sur le polder de Brest. La Communauté urbaine Brest métropole océane soutient elle aussi le projet, tout comme le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) et l'institut France énergies marines. Dernier partenariat en date, DCNS a signé une lettre de soutien le 12 novembre. Le projet devrait voir le jour dans les trois ans à venir. Le banc d'essais permettra de tester l'endurance des turbines. Ils simuleront en 16 mois un vieillissement de 20 ans d'exploitation en mer. L'installation sera dimensionnée pour des éoliennes d'une puissance de 15 MW, alors que les puissances maximales actuelles sont seulement de 6 MW.