« Il y a beaucoup d'initiatives dans les territoires », notait le 8 janvier Catherine Tissot-Colle, co-rapporteuse d'un avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese) sur la transition énergétique. En effet ! Deux jours plus tard, le 10 janvier, la Région Ile-de-France lançait sa société d'économie mixte Énergies Posit'if. Elle vise à stimuler la rénovation des logements collectifs et le déploiement des renouvelables (voir EMC n° 154). Énergies Posit'if offrira un appui technique, en particulier pour les copropriétés, et en termes d'ingénierie financière. Si elle n'a pas vocation à s'occuper de tous les projets franciliens, elle mobilisera les acteurs pour structurer un marché local. En décembre, c'est sous la forme d'une société publique locale (SPL) que la Région Rhône-Alpes avait, quant à elle, créé Oser. Cette structure sera opérationnelle à la fin du premier trimestre. Son but : « permettre aux collectivités de faire des rénovations énergétiques plus nombreuses et plus ambitieuses, par une approche globale de leur patrimoine », présente Benoît Leclair, vice-président de la Région. La SPL préfinancera les études et les travaux de réhabilitation de niveau BBC, avec une garantie de performance. « Nous espérons obtenir 20 millions de prêts à taux préférentiels de la Deutsche Bank, qui gère le fonds européen efficacité énergétique. Notre objectif est de réaliser environ 50 millions de travaux les trois premières années », cible Benoît Leclair. Midi-Pyrénées prévoit aussi la création d'une société de tiers investissement consacrée aux renouvelables et à la rénovation thermique : « Midi-Pyrénées Énergies Investissements » sera dotée de 6 millions d'euros. Et le Nord-Pas-de-Calais travaille activement sur le sujet. Toutes ces initiatives ont fait réagir le Cese. Dans son avis, il prévient : « Le foisonnement a un coût. L'optimum global n'est pas forcément la somme des optimums locaux », résume Catherine Tissot-Colle, réclamant une cohérence au niveau national.