C'est une solution aux problèmes de disponibilité foncière auxquels sont confrontés les projets de vastes installations solaires au sol : « Notre système breveté Hydrélio de grande centrale flottante va être installé en Asie et en Angleterre, annonce Alexis Gaveau, directeur technique de Ciel et Terre. Fruit de trois ans de R&D et de tests en soufflerie en partenariat avec IFP Énergies nouvelles, son concept modulaire s'assemble très facilement pour former une structure résistante à des vents de 190 km/h, et aux contraintes mécaniques des vagues ». Le module élémentaire est composé de deux flotteurs moulés en matière plastique (PEHD) assemblés par un système de clés pour former des îlots solaires. Adaptée à toutes les configurations électriques (onduleurs au sol ou embarqués sur barges), chaque plateforme peut accueillir jusqu'à 300 panneaux photovoltaïque pour une capacité de 1 à 50 MWc. Elles peuvent être installées sur d'anciens lacs de carrières, des réservoirs d'eau potable, des bassins écrêteurs de crues et d'irrigation, des bassins industriels ou des terrains inondables. Un démonstrateur est aujourd'hui opérationnel près d'Orange. Le surcoût est de 5 à 10 % par rapport aux systèmes actuels au sol qui produisent une électricité à 0,1 à 0,15 euro/kWh. « Nous disposons de trois permis pour pouvoir installer en France des centrales flottantes de 4,5 à 12 MW, et nous attendons des appels d'offres pour lancer des projets de construction », précise Alexis Gaveau. Parallèlement, Osesol (Vendée) a récemment lancé la commercialisation de ses solutions Easolis à structure flottante en PVC pour des réalisations d'installations de 36 à 250 kWc clés en main, espérées au premier semestre 2013.