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Transition énergétique : à l'épreuve du réalisme économique

LA RÉDACTION, LE 21 JANVIER 2013
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Après les modalités d'organisation, l'heure a sonné pour le débat sur la transition énergétique. Le 23  janvier, le conseil national – « parlement du débat » – rentrera dans le vif du sujet. Et le décor est planté : « La compétitivité sera au cœur des discussions, probablement plus que lors du Grenelle. Car depuis, il y a eu la crise économique. Nous avons aussi beaucoup appris en six ans  », pointait le 15  janvier Pierre Marie Abadie, directeur de l'énergie au ministère de l'Écologie. Lors d'un débat organisé par BIP-Enerpresse, il a précisé l'approche de l'administration. Premier élément, le long terme, « qu'il ne faut pas oublier. Les technologies qui seront utilisées en 2020-2030 sont déjà dans les tuyaux ». Reste à les industrialiser. À l'horizon 2050, il y a plus d'incertitudes. « Pour y faire face, il nous faudra un système énergétique souple et robuste  », esquisse-t-il. Deuxième axe, la question du prix de l'énergie sera « très importante. Mais n'en déduisez pas qu'il faut le bloquer artificiellement. La France va devoir investir massivement ». L'enjeu de la régulation sera soulevé pour assurer transparence des coûts et efficacité des choix. Enfin, le ministère réaffirme son approche par filières au regard de quatre critères : potentiel (énergie produite, puissance, disponibilité…) ; coût et maturité  ; impact environnemental et conflits d'usages ; synergie de la chaîne de valeur avec les avantages compétitifs de la France. « Nous avons été inquiets, notamment lors de la Conférence environnementale, de l'absence des considérations économiques. Cela change  », remarque Robert Durdilly. Le président de l'Union française de l'électricité représentera le Medef lors du débat national. Qu'il se rassure, des initiatives naissantes ont déjà le souci du réalisme économique. À l'image de la SEM Énergies Posit'if, que vient de lancer l'Ile-de-France pour accompagner sa transition énergétique (voir EMC n° 161) : « La SEM traitera d'abord des projets techniquement et économiquement simples pour montrer la solidité de son modèle, cadre Hélène Gas-sin, vice-président de la Région. Puis, avec la hausse des prix de l'énergie, les dossiers plus complexes deviendront réalisables.  »


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