Des chercheurs du Laboratoire de génie des procédés papetiers (LGP2), au sein de INP-Pagora, ont conçu des électrodes à base de papier, pouvant être utilisées dans des batteries lithium-ion. Actuellement, la fabrication des électrodes nécessite un liant fluoré. Ici, ce solvant toxique est remplacé par un liant à base de microfibrilles cellulosiques, recyclable. Avantage : les électrodes pourraient être fabriquées avec des procédés papetiers déjà industrialisés, sur des machines de 5 à 7 mètres de largeur, et à la vitesse de 1 000 mètres par minutes, faisant ainsi chuter les coûts de production. On est loin des 50 cm de largeur qui correspondent aux procédés actuels. Le concept est validé, et les chercheurs sont en quête d'un partenaire industriel pour développer un pilote. Ces recherches ont reçu un prix des Techniques innovantes pour l'Environnement, remis sur Pollutec en partenariat avec l'Ademe.