Sans grande surprise, 2012 restera comme une année difficile pour le secteur mondial des énergies renouvelables. Selon Bloomberg New Energy Finance, les investissements ont chuté de 11 % à 268,7 milliards de dollars, contre 302,3 milliards de dollars un an auparavant. Spectaculaire, la baisse doit toutefois être relativisée. Les analystes signalent que ces 268 milliards constituent le deuxième montant le plus élevé de l'histoire, et qu'ils représentent une multiplication par cinq des sommes engagées annuellement depuis 2004. Jusqu'à présent, la croissance était assurée par les pays développés, États-Unis en tête, grâce aux systèmes de subventions publiques. En 2012, les pays émergents ont pris les devants. La Chine est le numéro un mondial, avec 67,7 milliards de dollars à elle seule, soit quasiment 50 % de plus que son dauphin, les États-Unis. L'Afrique du Sud se distingue également, avec plus de 5,5 milliards de dollars investis, contre quelques dizaines de millions en 2011. Quant à la France, elle a subi une chute de 35 %, à 4,3 milliards de dollars, plombée par les incertitudes juridiques sur le montant des tarifs d'achat de l'électricité et les problèmes de financement.