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Comment relancer le photovoltaïque

LA RÉDACTION, LE 21 JANVIER 2013
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Le moratoire de fin 2010 sur les tarifs d'achat photovoltaïque a fait perdre « environ 10 000 emplois à la filière », comptabilise Richard Loyen, délégué général d'Enerplan. Et compte tenu du manque de visibilité actuel, «  il est possible qu'elle en perde encore plus. » Car le photovoltaïque français ne se porte pas bien. Il ne disposait en septembre 2012 que d'environ 3 GW installés et de 18  000 emplois alors que l'Allemagne, par exemple, affiche plus de 31 GW installés fin 2012 et 110 000 emplois. En cause : le moratoire sur les tarifs d'achat de fin 2010. Mais aussi plusieurs lacunes. Le cabinet de conseils PwC vient de publier une étude sur l'avenir de la filière, en identifiant cinq axes de développement qui pourraient permettre à la France de rattraper son retard. Le premier serait de faciliter l'accès aux financements, en poursuivant les investissements semi-publics et publics, tels que les investissements d'avenir. Le deuxième serait de renforcer les critères de qualité sociétaux et environnementaux dans les appels d'offres, ce qui permettrait de favoriser les entreprises françaises. Une idée qu'approuve Romain Pou-beau, responsable de la filière photovoltaïque au Syndicat des énergies renouvelables (SER)  : «  Nous avons en effet demandé au gouvernement de valoriser le contenu industriel local et de renforcer la qualité des offres soumises. » Le troisième point clé serait de développer l'amont de la filière : « 20 % de la chaîne de valeur échappent déjà aux acteurs français en l'absence de production des cellules et modules, mais aujourd'hui environ deux tiers des emplois du secteur se situent en aval, du côté installation.  », détaille Olivier Muller, directeur du département Développement Durable chez PwC. Une analyse que tempère Richard Loyen : « Nous sommes capables d'être présents ailleurs sur la chaîne de valeur, notamment en produisant des systèmes de sécurité, des onduleurs, du matériel électrique, etc.  » Le quatrième axe consisterait à mettre en place des coopérations industrielles, dans l'Hexagone et à l'étranger, qui permettraient aux entreprises fran- çaises de rattraper plus facilement leur retard et de mutualiser les coûts de production. Il nous faut 20 GW installés d'ici à 2020 Enfin, PwC encourage le soutien à la R&D, particulièrement dans le domaine de la construction durable. En 2020 en effet, toutes les constructions neuves devront répondre au label «  Bâtiment à énergie positive  » et le photovoltaïque peut jouer un rôle dans son obtention... à condition que les solutions technologiques soient au point. «  La R&D française est excellente, avec deux grands pôles, l'Institut national de l'énergie solaire (Ines) et l'Institut photovoltaïque d'Ile-de-France (IPVF), ainsi qu'une cinquantaine de laboratoires de recherche qui travaillent sur tous les aspects de la filière, note Romain Poubeau. Cependant, il convient d'accélérer le transfert industriel pour faire bénéficier aux entreprises des résultats de ces recherches... Or étant donné les conditions actuelles du marché, déclencher les investissements associés est difficile.  » Car c'est surtout là que le bât blesse : le secteur ne dispose pas de la visibilité à long terme ni des objectifs qui pourraient stimuler les investisseurs. Le Grenelle de l'environnement fixe seulement une capacité installée de 5,4 GW en 2020. « Ce n'est pas suffisant, déplore Richard Loyen. Il nous faut un cap, qui impose par exemple 20 GW installés d'ici à 2020 et les moyens pour y arriver ! » Pour Ener-plan comme pour le SER, cela passe notamment par l'orientation du marché vers l'autoconsommation. « D'ici à 2015-2016, le prix de consommation de l'électricité photovoltaïque produite localement sera compétitif avec celui de l'électricité traditionnelle acheminée, prévoit Richard Loyen. À partir de là, il deviendra plus intéressant de faire de l'autoconsommation. En attendant, il n'y a pas de miracle : il nous faut un cadre politique stable et clair, car pour le moment, l'incertitude qui pèse sur le secteur se transmet aux banquiers des entreprises, et c'est toute la filière qui se retrouve paralysée. »


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