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L'ISO 50 001 peut rapporter gros

LA RÉDACTION, LE 28 JANVIER 2013
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Comme bon nombre de normes, l'ISO 50 001 fait peur. Publiée en juin 2011, elle n'a pour le moment séduit qu'une vingtaine d'entreprises en France. Toutes ou presque ont une activité industrielle ou énergétique. Le secteur tertiaire est en retrait. Quant aux collectivités, elles ne se sentent pour la plupart pas concernées. « La démarche ne me paraît pas hors de portée. Mais qu'apporterait-elle de plus par rapport à tout ce qu'on a engagé ? », s'interroge Bernard Chaix, directeur des services techniques de Domène, une commune de l'Isère qui s'est engagée à réduire sa consommation énergétique de 14  % en quatre ans. Beaucoup si l'on en croit les spécialistes. « Tout dépend de l'organisation et de sa maturité énergétique, explique Jérôme Torchet, responsable d'audit QSE et du développement ISO 50 001 pour LRQA France. Si le champ est libre, on peut miser sur 5 voire 10 % d'économies dès la première année, 20 % à l'issue de la troisième ». Une étude de l'agence internationale de l'Énergie confirme ces chiffres. Elle estime que la mise en place d'un système de management permet de consommer entre 5 et 22 % d'énergie en moins. Car si la plupart des entreprises et des collectivités n'ont pas attendu l'ISO 50 001 pour avancer, « ce qui manque souvent, c'est de la cohérence, estime Béatrice Poirier, chef de produit Environnement et Énergie chez Afnor certification. On trouve des diagnostics épars sur l'éclairage ou sur une autre thématique énergétique, mais pas un état des lieux global. Pour un décideur, il est impossible de se positionner, de hiérarchiser les actions à entreprendre  ». L'ISO 50  001 étant une démarche d'amélioration continue. Pour avancer, il est essentiel d'adopter une méthode rigoureuse : déterminer un état zéro, définir des critères de performances puis rédiger un plan d'action. Parfois, « les gâchis énergétiques sont connus et on sait même à peu près comment les régler. En revanche, il n'y a rien de planifié », constate David Emsellem, directeur grands comptes de Certi-nergy. L'état des lieux initial doit de fait intégrer une composante managériale qui évalue les circuits de décision : le responsable d'un atelier ou le chef d'un service sont-ils incités à réaliser des économies d'énergie  ? L'organisation est-elle cloisonnée ou permet-elle de prendre facilement des mesures transversales  ? Ce travail est aussi l'occasion de mettre l'accent sur les dysfonctionnements techniques et organisationnels. Dans l'industrie par exemple, que se passe-t-il en cas de maintenance sur un équipement  ? Les machines qui en dépendent continuent-elles à tourner à plein  ? Autant de questions auxquelles un bureau d'études spécialisé est capable de répondre facilement en déployant des sondes et différents capteurs pendant quelques jours. «  Il n'est pas possible de mettre des plans de comptage partout. Cela a un coût », analyse toutefois Jérôme Tor-chet, soulignant que la seule facture contient déjà beaucoup d'informations. «  On peut se rendre compte que le matin, un pic de consommation dépasse les seuils prévus par le contrat d'électricité. Peut-être, cela mérite-t-il que l'on espace le démarrage des machines ? », illustre-t-il. En France, le processus a été divisé en deux pour progresser en douceur. Le premier niveau exige notamment une définition du périmètre du système de management, un représentant pour piloter la démarche et plusieurs objectifs énergétiques. Le second est obtenu après l'audit de certification. Après le pré-audit, « on compte généralement neuf à quinze mois  », estime Béatrice Poirier. Certaines entreprises vont toutefois beaucoup plus vite. «  Une entreprise qui est déjà certifiée ISO 14 001 a déjà bien avancé  », ajoute-t-elle. D'une part, la norme de management de l'environnement prévoit une composante énergie. D'autre part, des procédures internes, comme la gestion des dysfonctionnements, peuvent être répliquées facilement. De fait, la plupart des entreprises aujourd'hui certifiées ISO 50  001 disposaient déjà d'une politique de management de l'environnement ou de la qualité (ISO 9  001). Rien n'empêche toutefois de commencer par l'énergie.


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