DCNS est convaincu du potentiel économique du marché de l'énergie marine. Le groupe naval de défense, détenu à 64 % par l'État, en fait même son axe prioritaire de diversification. Selon son PDG Patrick Boissier, l'industriel se dit en mesure de dégager un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros dans ce secteur d'ici à 2025. S'il vise aussi les éoliennes flottantes ou l'énergie thermique des mers, DCNS mise avant tout sur les hydroliennes. Il vient de porter sa participation dans sa filiale OpenHydro de 11 % à 59,7 % pour un montant de 130 millions d'euros. L'énergie hydrolienne représente une puissance potentielle exploitable de 90 GW au niveau mondial, estime DCNS, soit plusieurs dizaines de milliers de turbines. La première unité d'OpenHydro, testée l'été dernier au large de Paimpol, gît depuis septembre au fond de la rade de Brest à la suite d'un incident technique de tractage. Elle devrait être récupérée dans les prochains jours. L'industrialisation débuterait dans les prochains mois. OpenHydro a obtenu des concessions pour la réalisation, à l'horizon 2017, d'un champ d'hydroliennes d'une capacité de 250 MW au large de l'Écosse et un autre d'une capacité de 100 MW – soit cinquante turbines – au nord-ouest de l'Irlande. fr.dcnsgroup.com