Delphine Batho a précisé le 25 février la feuille de route du gouvernement sur les énergies marines. Il faudra certes attendre le 15 mars pour le « plan stratégique » commandé au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et au Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET). Mais la ministre a déjà esquissé des priorités. Elle a annoncé un prochain appel à manifestation d'intérêt (AMI) suivant deux axes. Du côté des « briques technologiques », éventuellement communes, le gouvernement cible l'hydrolien, l'houlomoteur, l'éolien flottant et l'énergie thermique des mers. Il s'agira de développer des méthodes d'installation, de raccordement, de préparation des fonds marins… Les projets devront faire « la démonstration en mer, prioritairement et quand cela est applicable, sur des sites gérés par France Énergies Marines, de composants ou méthodes à une échelle représentative des conditions d'exploitation », demande le ministère, dont l'objectif est un démarrage des démonstrations en mer d'ici à 2016. Le deuxième axe est intitulé « démonstrateurs de recherche ». Il concerne uniquement l'énergie houlomotrice pour des essais sur le site SEM-REV au large du Croisic. Les systèmes de production visés doivent « être caractérisés par un productible annuel supérieur à 1 000 MWh/an/machine. Là aussi, l'objectif est l'installation des démonstrations en mer d'ici à 2016. Le lancement de l'AMI est annoncé pour le début mars. Dates de clôture : « juillet 2013 pour les projets demandant une aide d'État ; juillet 2014 pour les projets demandant un investissement en capital », selon le ministère.