La faiblesse de l'activité industrielle en Europe continue de peser sur l'activité « traitement des déchets » de Suez Environnement. En 2012, le résultat brut de sa division « déchets Europe » a plongé de 11 %, à 800 millions d'euros, en réaction à une stagnation du chiffre d'affaires à 6,5 milliards. Cette situation devrait perdurer en 2013, contraignant le groupe à renforcer son programme d'économies. Pour autant, à moyen terme, la direction du groupe croit dans les possibilités de croissance de cette activité. Selon SBI Energy, le marché global de la valorisation énergétique des déchets est appelé à croître de 12,3 % par an. Quant aux déchets municipaux, la Banque mondiale estime à 4 % par an la progression des volumes entre 2011 et 2025. Dans ce contexte, Suez Environnement compte poursuivre ses efforts pour accroître son activité dans la valorisation. Objectif fixé pour 2016 : valoriser deux tonnes de déchets pour une tonne enfouie. Déjà, entre 2009 et 2012, le volume de déchets valorisés par le groupe est passé de 11,9 à 14,1 millions de tonnes quand, dans le même temps, celui des déchets enfouis régressait de 12,2 à 10 millions de tonnes.