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Bruxelles veut relancer le stockage de CO 2

LA RÉDACTION, LE 25 MARS 2013
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Non, la Commission européenne n'a pas renoncé à soutenir les technologies et procédés de captage et stockage du carbone (CSC). Certes, des sources proches de la commissaire en charge du climat Connie Hedegaard le confirment  : l'objectif d'implanter douze centrales pilotes d'ici à 2015 est « plutôt irréaliste ». Cette cible était fixée dans le cadre du projet Geocapacity avec l'ambition, à terme, d'enfouir 300 milliards de tonnes de CO 2 dans le sous-sol européen. Alors, pour repartir sur de nouvelles bases, un projet de communication a été élaboré. Ce texte n'a pas été encore rendu public, mais il vise bel et bien «  à rendre plus crédibles les objectifs que les États membres se sont assignés sur le sujet », et à créer un système viable d'obligation de captage et de stockage, par l'émission de certificats ciblés auprès des industriels concernés. Toujours de source proche de la commission climat, ce texte – s'il est adopté – se traduirait par le lancement d'une étude d'impact et par des propositions législatives. Elles seraient inscrites à l'agenda de la complexe machinerie bruxelloise d'ici à la fin 2014. L'un des objectifs affichés par les promoteurs de cette relance est de sortir des limbes le fameux programme NER300 (New Entrants Reserve). S'inscrivant dans le cadre du système ETS d'échanges européen de droits d'émission de gaz à effet de serre, il visait à créer des incitations spécifiques aux projets CSC. Rappelons que NER300 était fondé sur l'attribution de 300  millions de «  droits CSC  », représentant un budget de 1,5  milliard d'euros. Le premier appel d'offres, lancé en décembre dernier, tablait sur le financement d'une vingtaine de projets expérimentaux. Il a complètement échoué. Aucun des États membres n'a été en mesure de présenter dans les délais impartis des projets de captage et stockage suffisamment avancés. En cause, des problèmes de financements, la médiocre maturité tech-nologique… tout un ensemble de raisons ont été invoquées pour justifier cette piteuse retraite, qui s'est terminée par l'annonce d'un second appel à projets. Celui-ci serait lancé d'ici à la fin 2013, a promis Connie Hedegaard en décembre dernier. Mais l'annulation ou le report de ces programmes industriels – l'un des plus médiatiques a été l'abandon du projet Ulcos étudié par ArcelorMit-tal en France – trouve principalement sa source dans le faible prix de la tonne de carbone. Celle-ci stagne autour des 6 euros la tonne. Selon les estimations des spécialistes, reprises par un document interne de l'Union Européenne, les acteurs industriels ne seront pas incités à investir si le marché n'arrive pas «  à produire un prix d'équilibre variant entre 45 et 70  euros la tonne  ». Par ailleurs, la mise en avant de réelles difficultés technologiques masque également la mauvaise volonté des États membres, qui sont obligés de participer au financement de ces projets de CSC à hauteur de 50  %. Le projet de communication prévoit donc l'installation d'un système spécifique d'échange renforcé de certificats obligatoires «  alignés  » sur le modèle ETS, et fondé sur le principe du «  pollueur-payeur  ». Notons qu'un système local de ce type existe déjà en Norvège, pays qui accueille deux des vingt projets mondiaux de captage/stockage de CO 2 . Dernier obstacle, les défenseurs de l'environnement ne sont pas les plus fervents partisans de ces procédés. Pour ces derniers, soutenir ces programmes aboutirait de facto à encourager l'exploitation de sources d'énergie fossiles, puisqu'ils sont généralement associés à ce type d'activité. L'enjeu n'est pourtant pas anodin  : les spécialistes du climat à la Commission soulignent que, sans la mise en œuvre de ces projets de CSC, l'Europe se montrera incapable d'atteindre son objectif de réduction d'émission de gaz à effet de serre d'ici à 2050.


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