Des rendez-vous d'affaires et vitrines de l'innovation pour bâtir des offres « ville durable » ou encore « génie écologique » à la française. Le 4 avril, le ministère de l'Économie et des Finances accueillera le 4e forum national des éco-entreprises. Objectif : « Unifier et faire exister la filière comme une réalité industrielle », ambitionne Jean-Claude Andreini, président de l'association Pexe. Organisatrice de l'événement, elle fédère des réseaux territoriaux d'éco-entreprises. « Depuis deux ans, la profession a gagné en visibilité », estime-t-il. Désormais, il s'agit d'assoir sa légitimité dans le débat politico-économique. Pour y parvenir, le Pexe présentera un Livre blanc lors du forum à Bercy. Son message : les critères attendus pour développer une filière sont réunis. Le Pexe évalue le nombre d'éco-entreprises en France entre 10 000 et 12 000. Beaucoup de PME, mais « les grands groupes ont aussi entamé un énorme virage pour s'orienter vers ces métiers adaptés aux enjeux sociétaux et à la mutation économique », note Jean-Claude Andreini, par ailleurs vice-président du Comité stratégique de filières éco-industries (Cosei). Le Livre blanc formule sept préconisations. Elles viennent compléter le travail en cours au Cosei, qui prépare quatre contrats de filières (eau, déchets, énergies renouvelables, efficacité énergétique). Outre un état des lieux, ces contrats de filière contiendront des propositions concrètes pour améliorer la compétitivité des entreprises concernées. En attendant leur parution (peut-être avant l'été), le Pexe appelle à structurer des réseaux d'éco-entreprises dans les territoires qui en manquent. Mais aussi à favoriser les achats éco-innovants dans la commande publique, à créer un incubateur d'éco-ETI, à faciliter les transferts de technologies dans les éco-PME et à accompagner le déploiement de clusters européens... Le Pexe se dit « très confiant » sur les engagements du gouvernement, notamment sur la Banque publique d'investissement. Reste à surveiller leur mise en œuvre…