Le débat national sur la transition énergétique est à mi-route. Un groupe de travail vient d'être créé sur la compétitivité et l'emploi. Il rejoint ceux sur l'efficacité énergétique et la sobriété, les renouvelables, les scénarios, la gouvernance et le financement. « Un consensus se dégage pour dire que la question centrale porte sur la maîtrise de la demande en énergie », résume Laurence Tubiana, directrice de l'Iddri et membre du conseil de pilotage. Une trentaine de scénarios ont été étudiés. Premier constat : la France n'a pas d'outil pour disposer d'une vision complète des enjeux. Il pourrait donc être proposé d'en créer un. Deuxième leçon, « quatre familles de trajectoire ont été définies », explique Michel Colombier, directeur scientifique de l'Iddri et membre du comité d'experts. Par scepticisme sur les possibilités de la maîtriser, la première table sur une stabilisation de la demande. Deux autres sont volontaristes, l'une sans a priori, l'autre en cherchant une voie sans nucléaire, voire sans ressources fossiles. La dernière concerne des trajectoires médianes (scénario RTE, DGEC ). À défaut d'objectifs chiffrés, le gouvernement pourrait être invité à choisir l'une de ces perspectives.