Les résultats d'une étude nationale auprès des usagers de l'autopartage ont été rendus publics. Elle a été réalisée par le cabinet 6T, avec le réseau France-Autopartage et le soutien de l'Ademe. Premier enseignement de cette enquête réalisée en ligne (à laquelle ont répondu 2 100 abonnés à une vingtaine d'offres) : l'autopartage permettrait de réduire de 40 % le nombre de kilomètres parcourus sur route, en moyenne 2 000 km en moins par an. La motivation est avant tout économique. Si les usagers se tournent vers ces services, c'est pour « continuer à utiliser une voiture sans subir les coûts liés à sa possession », indique l'étude. Le gain en coûts de stationnement est aussi évoqué. « Une voiture d'autopartage en remplace neuf individuelles et libère huit places de stationnement », chiffre Jean-Baptiste Schmider, directeur de France-Autopartage. Cette pratique émergente favorise-t-elle pour autant la multimodalité ? Elle faciliterait en tout cas l'acceptabilité des politiques de restriction de la voiture en ville. Illustration de l'essor de l'auto-partage, le service Autolib devrait se déployer dans la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) au dernier trimestre 2013. À la différence de Paris, où il est encadré par une délégation de service publique, la CUB privilégierait une autorisation temporaire d'occupation du domaine public (AOT) pour l'installation des bornes de recharge. Les communes seront appelées à en délivrer une pour le stationnement. En contrepartie, le groupe Bolloré prendra à sa charge l'installation des bornes, ainsi que la mise à disposition d'une centaine de véhicules dans un premier temps.