L'usine PPC (Potasse et produits chimiques) de Thann, dans le Haut-Rhin, devrait se sauver grâce des investissements environnementaux. Elle va en effet mobiliser 53 millions d'euros d'ici à la fin 2015. Objectif : abandonner l'électrolyse à mercure et augmenter l'utilisation de brome recyclé. Propriété de l'allemand Icig, elle se convertira à l'électrolyse à membranes pour la fabrication de chlore et de dérivés de la potasse, ce qui supprimera les traces de mercure dans ses rejets dans la nappe phréatique. Cette partie de l'investissement bénéfice d'une aide de l'agence de l'eau Rhin-Meuse, d'un montant non communiqué. Le changement était incontournable, car l'usage du mercure au-delà de 2019 lui est interdit par la règlementation. Par ailleurs, PPC accueillera des effluents d'entreprises extérieures chargés en résidus de brome pour fabriquer ses dérivés bromés destinés à l'agrochimie et à la pharmacie.