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Un nouveau fonds d'amorçage

LA RÉDACTION, LE 8 AVRIL 2013
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ATI, trois lettres signifiant Amorçage Technologique Investissement. Le 4 avril, ce nouveau fonds a été officiellement présenté comme prévu (voir EMC n° 170). Si sa gestion opérationnelle est assurée par le CEA, d'autres organismes – publics et privés – contribuent à son financement. ATI est doté de 38 millions d'euros, dont 13 millions apportés par le CEA et son propre fonds CEA Investissement, et 7 millions par des industriels (4 par EDF, 2 par Safran et 1 par Biomé-rieux). Les 18  millions restant seront puisés dans les 600  millions d'euros du fonds national amorçage (FNA), structure gérée par CDC Entreprises dans le cadre des Investissements d'avenir. « Fin 2009, la commission Juppé-Rocard avait pointé la grave insuffisance du financement en France des entreprises en phase d'amorçage  », retrace Pascal Werner, directeur Financement, Investissements et Amorçage au Commissariat général à l'investissement. En cause, «  la médiocre performance des fonds spécialisés entre 1995 et 2010, et les institutionnels ayant délaissé cette classe d'actifs », précise-t-il. Le lancement d'ATI s'inscrit dans la reprise en main du sujet par les pouvoirs publics depuis cette date. « Les États-Unis investissent 18 % de leur budget recherche dans le fondamental, 22 % dans le technologique et 60 % dans l'industriel », signale Bernard Bigot, administrateur général du CEA. En France, la répartition serait respectivement de 30, 10 et 60  %. Traduction  : la France néglige sa recherche technologique et ATI est chargé d'y remédier. Le fonds ciblera de jeunes entreprises sur les thématiques  suivantes  : écotechnologies, santé, biotechnologies, nanotechnologies, technologies de l'information et de la communication. « Seule la perspective d'une commercialisation rapide d'une technologie innovante justifiera un investissement », prévient Bernard Bigot. Les interventions seront au maximum de 800 000 euros. Mais les heureuses élues profiteront du processus d'accompagnement du CEA, de ses équipements et de son portefeuille de brevets. Objectif : les rendre attractives en deux ans aux yeux d'investisseurs capables de financer les étapes suivantes de leur développement. cea.fr


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