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Un premier pas très insuffisant

LA RÉDACTION, LE 15 AVRIL 2013
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Le ministère de l'Écologie a limité l'éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels, qu'il s'agisse des éclairages intérieurs émis vers l'extérieur (vitrines et bureaux) ou des éclairages des façades. Introduites par un arrêté du 25 janvier 2013, ces nouvelles règles seront applicables à partir du 1er  juillet. Elles vont restreindre l'allumage en fixant une heure de délai avant comme après l'activité pour les locaux professionnels, le créneau horaire 7h – 1h pour les vitrines et l'intervalle coucher du soleil – 1h pour les façades. Des dérogations préfectorales seront possibles  : à Noël, les veilles de jours fériés, lors d'événements locaux et dans les lieux d'intérêt touristique exceptionnel définis par l'article L.3132 25 du code du travail. L'ambition  ? Les économies attendues sont de 250  000  tonnes de CO 2 et 2 TWh (sur les 37 TWh actuellement consommés chaque année par ces éclairages). Un bilan officiel des effets de l'arrêté gouvernemental est promis pour janvier 2014. « C'est un bon début, mais allons plus loin ! », clament déjà en cœur le syndicat de l'éclairage et les défenseurs du ciel nocturne, avec des raisons et des arguments différents. Pour France Nature Environnement (FNE) et l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN), la mesure ne suffira pas à limiter les nuisances lumineuses. L'équilibre lumière/obscurité est en effet nécessaire aux hommes et aux animaux  : un éclairage artificiel trop présent et/ou inadapté désoriente les oiseaux migrateurs, piège les insectes et papillons, perturbe animaux et plantes dans leurs cycles de vie et de reproduction. Échaudées par les (gros) bémols apportés à l'arrêté de 2012 concernant les enseignes et publicités lumineuses, ces associations demandent des horaires plus contraignants, de meilleures garanties quant aux exceptions et dérogations possibles. Inquiètes que les intentions de l'arrêté ne soit minées par des dérogations trop nombreuses, elles réclament aussi qu'une évaluation objective de la mesure puisse être faite régulièrement, et dès la première année de mise en application. Une véritable avancée serait d'inclure l'éclairage de jour  Pour le Syndicat de l'éclairage, qui regroupe 51 adhérents professionnels, l'économie d'énergie annoncée de 2 TWh est largement surévaluée : 0,5 TWh lui semble une attente plus raisonnable. « Cette mesure a le mérite d'être emblématique, immédiate et simple, commente son président Jean-Michel Trouïs. Mais elle pointe du doigt l'éclairage nocturne, parfois nécessaire et utile, alors qu'il ne représente que 10 % de la consommation d'énergie de ces bâtiments non résidentiels. Une véritable avancée serait d'inclure l'éclairage de jour  : il y aurait là possibilité d'économiser 16 TWh avec une gestion plus juste via des systèmes intelligents qui adaptent l'éclairage au besoin, et une rénovation des luminaires via des dispositifs moins énergivores  ». Il est vrai qu'en l'état, les incitations à réduire la consommation et l'impact de l'éclairage artificiel semblent timides et hypothétiques. « Il faut inciter à éclairer mieux, sans nécessairement éclairer moins, propose Jean-Michel Trouïs. Les acteurs concernés par l'éclairage et ses impacts ne pourraient que tous se féliciter d'une stratégie globale qui prendrait en compte, 24h/24, à la fois l'efficacité énergétique et la qualité des éclairages pour qu'ils n'émettent pas de longueurs d'ondes nuisibles et éclairent à bon escient, dans les directions utiles.  » En attendant les actions que devrait prochainement proposer l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) – pour limiter les impacts de l'éclairage artificiel nocturne sur le sommeil humain – et donc peut-être un nouvel arrêté, gageons que le collectif des «Pêcheurs d'énergie» continuera d'éteindre manuellement les éclairages qu'il juge superflus dans les villes…


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