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 Le plan méthanisation est en partie satisfaisant 

LA RÉDACTION, LE 15 AVRIL 2013
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Le plan prévoit 1 000 méthaniseurs à la ferme à l'horizon 2020. Cet objectif vous paraît-il atteignable alors qu'on n'en comptait que 90 fin 2012 ? Oui, si les mesures annoncées sont réellement et correctement mises en œuvre. Le gouvernement précédent avait lui aussi fixé cet objectif, qu'on aurait déjà dû atteindre. Mais le plan d'alors n'était pas aussi structuré que celui-ci, qui répond, partiellement, à nos attentes. Nous attendons cependant que soient connus les détails de sa mise en œuvre. Pour l'achat d'électricité, on nous annonce ainsi l'adaptation de la prime d'effluents d'éle-vage, sans plus de précisions… Les trois-quarts des mesures annoncées étaient déjà sur les rails ou attendues depuis longtemps. Les travaux sur l'homologation des digestats – permettant de les vendre en tant que produit à des territoires plus pauvres en azote organique – ont par exemple été lancés dès l'an dernier dans le cadre du programme Valdipro. Les mesures de simplification annoncées vous satisfont-elles ? Nous réclamons une simplification administrative depuis des années ! La création d'un guichet unique et d'un dossier type, annoncés dans le plan, serait une bonne chose. Le relèvement du seuil ICPE d'autorisation de 50 à 60 tonnes d'intrants par jour est également une annonce positive. Nous aurions néanmoins souhaité le passer à 100 tonnes, mais également que la réglementation prenne en compte le type de matière traitée. Car toutes ces problématiques administratives coûtent cher et ralentissent les projets, voire en provoquent l'arrêt. Le gouvernement souhaite soutenir l'innovation pour créer « une véritable filière industrielle française ». Est-ce réaliste ? Nous possédons dix ans de retard sur la conception ou la fabrication d'équipements comme les moteurs de cogénération. Le potentiel d'innovation reste néanmoins important dans les techniques d'épuration pour l'injection réseau, la consommation et le dimensionnement des équipements, ou encore le fonctionnement biologique des digesteurs. Le Club Biogaz est d'ailleurs en train de mettre en place un observatoire en ligne pour suivre et accompagner la structuration de la filière. Celui-ci référencera une offre de formations et projets de recherche. Il fournira aussi des statistiques sur le type et le nombre de projets développés. Le plan appelle à la mobilisation conjointe de la profession agricole et des banques. Ces dernières sont-elles frileuses ? Les banques découvrent aujourd'hui la méthanisation, comme elles ont découvert les autres énergies renouvelables au cours des dernières années. Elles sont donc extrêmement prudentes. Leurs critères de financement sont inaccessibles, ou ne correspondent pas à la réalité des projets. C'est pourquoi le soutien de la Banque publique d'investissement, notamment par l'intermédiaire de la garantie bancaire d'Oséo est indispensable. Les ONG environnementales redoutent un système à l'allemande avec des cultures exclusivement affectées à la méthanisation. Partagez-vous ces craintes ? Les ONG sont dans leur rôle de lanceurs d'alertes. Je comprends leurs inquiétudes, mais il ne faut pas noircir le tableau. En France, nous essayons de valoriser au maximum les coproduits.


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