La société d'ingénierie a lancé une levée de fonds de 5 millions d'euros. Sabella construit actuellement un démonstrateur d'hydrolienne, qu'elle entend finaliser d'ici à l'automne pour des essais en mer en 2014 (au large de l'île d'Ouessant). « Le besoin de financement pour l'ensemble du projet est de 12 millions d'euros. Nous en avions déjà sécurisé 7 millions. Sur les 5 encore nécessaires, j'en ai identifié 3,5 », détaille Jean-François Daviau, son président. Il reste donc 1,5 million d'euros à trouver. À l'heure où les grands groupes (DCNS, Alstom) misent sur d'autres technologies (respectivement Open Hydro et Tidal Generation), la compétition s'intensifie. « L'hydrolien sera un marché de niche. Les premiers rafleront la mise », estime son concurrent Christophe Chabert, directeur ingénierie et industrialisation chez DCNS. Pour ne pas être pris de vitesse, Sabella travaille sur de futurs partenariats. Pour l'installation en mer de son hydrolienne, elle discute avec Scaldis, Geoseas et Jumbo Shipping. « Et avec Bolloré, mais aussi McPhy, pour coupler notre hydrolienne au stockage de l'énergie », dévoile Jean-François Daviau. Basée à Quimper, Sabella pourra peut-être bénéficier du soutien de la région Bretagne. Celle-ci réfléchit avec l'Ademe à expérimenter le couplage entre énergies marines et stockage d'énergie.