Theolia continue de payer au prix fort les conséquences de sa politique passée de croissance à tout prix. Le producteur d'électricité éolienne a essuyé en 2012 une perte nette de 34,2 millions d'euros, contre 38,5 millions un an auparavant. Des éléments dits exceptionnels, notamment la dépréciation de la valeur de certains actifs, ont pesé pour 25,5 millions d'euros. « Malgré nos efforts pour les rentabiliser, de nombreuses acquisitions héritées de ce passé ne démontrent toujours pas de valeur, et ont donc été dépréciées », justifie Fady Khallouf, le directeur général de la société. Theolia a particulièrement souffert en Italie, où la baisse du tarif de rachat de l'électricité éolienne a réduit la rentabilité des projets. Et si sa génération de trésorerie s'est améliorée en 2012, la société porte encore une dette financière nette de 224,7 millions d'euros. Ce poids continue de peser sur ses capacités de développement, encore plus au moment où les conditions de financement se sont raréfiées dans le secteur des énergies renouvelables.