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Le téléphérique gagne les villes

LA RÉDACTION, LE 22 AVRIL 2013
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Grenoble, Brest, Toulouse, Créteil  : après s'être heurté au scepticisme des élus, le téléphérique est en train de gagner les villes. «  Pour l'heure, les réalisations les plus significatives sont à l'étranger : à New York, Portland, Rio de Janeiro, Medellín en Colombie et Caracas, au Venezuela, indique Cécile Clement-Werny, directrice d'études Systèmes innovants au Certu. En France aussi, sa cote grimpe dès lors qu'il permet le franchissement d'obstacles, de coupures ou de dénivelés ». C'est le cas à Toulouse. Pour relier en 2017 trois sites stratégiques, dont l'ancien site d'AZF, séparés par la Garonne et une colline, l'agglomération a opté pour le mode téléporté  : 2,6 kilomètres de câbles, 20 cabines de 35 places desservant en dix minutes trois gares aériennes connectées au bus, au métro ou à des parcs relais. Un chantier à 45 millions d'euros. «  Ce ne sera pas un gadget, mais un moyen de transport sûr et efficace, assure Joël Carreiras, adjoint au maire de Toulouse et président de la commission Transports de Toulouse Métropole. Le bus serait trois fois plus cher et pas question de creuser un tunnel ! Nous survolerons peu d'habitations et l'impact visuel sera réduit en épousant au mieux le relief des coteaux. Côté trafic, le câble sera aussi performant qu'un bus à haut niveau de service (BHNS). » Le câble ne manque en effet pas d'atouts : emprise au sol limitée, fréquence de passage rapide (toutes les huit à quinze minutes à New York), capacité élevée (3 000 à 4 500 voyageurs par heure et par sens), fiabilité proche du métro (principal aléa, le vent) et niveau de sûreté élevé (proche de l'avion). Une étude du Certu pointe des efforts à faire en termes de confort des cabines et d'adaptabilité des systèmes aux pics de fréquentation quotidienne. «  Il y a une marge de progrès, reconnaît Denis Baud-Lavigne, responsable commercial chez Poma, une entreprise iséroise devenue leader mondial du transport par câble. Pour adapter le débit en période de pointe, sans dégrader la qualité du service, nous pouvons jouer sur le nombre de cabines en ligne et la vitesse du câble. Le téléphérique que nous lancerons l'an prochain à Avoriaz intégrera cette option ». À la différence des tramways et BHNS, les systèmes de transport par câble ne sont pas conçus pour constituer l'armature d'un réseau de grande agglomération. Pour des raisons connues  : longueur limité à quelques kilomètres, impossibilité d'une desserte fine, contraintes réglementaires (protection incendie, servitudes aéronautiques). Mais en complément d'un réseau et pour du rabattement vers celui-ci, ils conviennent tout à fait. Ce qui déterminera alors leur développement tient à l'acceptabilité des habitants. Intégration des pylônes (Toulouse a recours à un architecte-conseil), bruit de l'installation (trop peu évalué en milieu urbain), tarif du billet et bilan énergétique (bon mais à mieux mettre en avant)  : tous ces points méritent d'être soigneusement débattus durant la phase de concertation. À Medellín, elle a pris de longs mois. À Toulouse, elle débutera fin 2013. En France, l'un des points de crispation  concerne l'intrusion visuelle liée au survol des habitations. «  Il faut à tout prix en débattre  », insiste Cécile Clement-Werny. En montagne, un texte de 1941 complété par la loi Montagne de 1985 balise le domaine. « Mais pour le survol en ville, il y a un vide juridique, s'étonne Denis Baud-Lavigne. Le problème se pose moins si le câble survole du périurbain, où il y a aussi du potentiel. La Suisse le démontre à travers les installations dont elle s'est dotée ». Lentement, un projet émerge aussi en petite couronne francilienne. Porté par le maire de Limeil-Brévannes et soutenu par le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), il vise à relier Créteil et Villeneuve-Saint-Georges en survolant « de multiples coupures urbaines » (gare de triage, entrepôts) qui morcellent ce territoire. Soit un parcours aérien de 4,3 km pour 4 stations, avec des correspondances bus et métro. Le coût, raisonnable, serait de 30 à 40 millions d'euros, pour une fréquentation de 10  000 à 12  000 voyageurs par jour. Les études sont en cours et le projet sera présenté aux habitants fin 2013.


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