Séché Environnement a mis à zéro les compteurs financiers de son investissement dans la Saur. Face à la situation du distributeur d'eau, en pleine négociation pour effacer une partie de sa dette de 1,7 milliard d'euros, le groupe de recyclage a déprécié la valeur de sa participation. Cette opération passe par une provision de 156 millions d'euros, envoie les comptes de Séché dans le rouge pour 2012 (-82 millions d'euros), mais a le mérite de la clarté comptable. Pour autant, Joël Séché, le président éponyme du groupe, ne renonce pas à ses projets de développement dans l'eau. Si son offre de refinancement de la Saur a peu de chances d'être retenue, car inférieure au montant demandé par la société et encore non financée, le dirigeant n'exclut pas de répondre à moyen terme à des appels d'offres de collectivités locales pour des contrats d'assainissement. Il s'appuiera sur la remontée attendue des marges de l'activité du groupe dans les déchets, qui ont atteint en 2012 leur point bas historique à 8,8 %. Au premier trimestre 2013, le chiffre d'affaires a progressé de 6,6 %, deux points de plus que le rythme de 2012.