Recalé l'an dernier lors du premier appel d'offres sur l'éolien offshore, pour le parc de Saint Brieuc (Côtes d'Armor), Siemens va se positionner sur le second au Tréport (Seine-Maritime) et à Noirmoutier (Vendée). « Nous sommes confiants en notre expérience. Nous avons à ce jour installé 1 000 éoliennes en mer, soit 58 % du marché mondial, et nous en avons 2 200 en commande. Elles sont majoritairement d'une puissance de 3,6 MW, mais pour 300 d'entre elles, il s'agit de notre nouvelle machine de 6 MW », précise Frédéric Petit, directeur marketing de Siemens Energy France. Il avance un premier atout : le critère de prix, qui serait cette fois-ci plus discriminant. Sur son nouveau parc de 400 MW au Danemark, le coût du mégawattheure est de 140 euros, contre 226 euros en moyenne estimée pour les premiers parcs français. Autre nouveauté : Siemens prévoit un site d'assemblage des nacelles dans un port situé au plus proche du parc où il serait retenu. Les partenariats sont ouverts à ce jour. Pour mémoire, à St-Brieuc, Siemens avait fait équipe avec GDF Suez, Vinci et la Caisse des dépôts. « Nous travaillons déjà avec plusieurs fournisseurs français : Chomarat (Ardèche) pour les pièces composites de renfort de pâles et Mersen près d'Amiens pour les refroidisseurs. Nous souhaitons nouer de nouveaux partenariats, notamment en ce qui concerne la fourniture des mâts pour notre nouvelle éolienne » précise le directeur marketing. La date limite de dépôt de candidatures est fixée au 23 novembre. La CRE aura alors quatre mois pour rendre sa décision.