D'après le cabinet Pike Research, le potentiel mondial de l'hydrolien fluvial est de 3 000 MW d'ici à 2025, avec un marché de 10 milliards d'euros. Aucune technologie n'a dépassé l'étape du démonstrateur et les puissances sont 5 à 10 fois inférieures au milieu marin. Pourtant, le secteur intéresse. « La France est troisième au niveau mondial pour le dépôt de brevets dans l'hydrolien », pointe Marc Lafosse, président d'Énergie de la Lune, cabinet d'ingénierie gérant le site expérimental estuarien national pour l'essai et l'optimisation d'hydroliennes (Seeneoh), à Bordeaux. Début 2014, des entreprises pourront y tester leurs prototypes. Le site accueillera deux lauréats du dernier appel à projets du Fonds unique interministériel : Hydrofluv, porté par la société Hydroquest, et Urabaïla, porté par Bertin technologies. D'autres sociétés, comme Hydrotube, Eco.cinetic ou Sabella, s'apprêteraient elles-aussi à lancer leurs produits.