L'utilisation de biosurfactants, des tensioactif d'origine bactérienne, commence à se développer dans la dépollution, en particulier pour récupérer les hydrocarbures imprégnant la zone de battement de la nappe. C'est notamment ce que propose la société GTS (groupe NGE), dont l'originalité est d'avoir développé une unité de production biologique mobile. « La production des solutions bactériennes a lieu in situ, en utilisant l'eau de la nappe à traiter », développe Claude Cedou, le chef du secteur sites et sols pollués de GTS. La culture bactérienne utilisée est donc fraîche et entière, donc plus efficace. L'injection d'une solution bactérienne permet également de limiter l'impact écologique sur la nappe, par rapport à l'utilisation de tensioactifs chimiques, et de faciliter le traitement des émulsions pompées. En effet, la viscosité des hydrocarbures, leur faible densité mais surtout leur forte affinité pour la matrice tellurique dans laquelle ils sont piégés, constitue un frein majeur à leur mobilisation et leur extraction. L'intérêt principal des biosurfactants est leur faculté à créer une micro-émulsion peu stable qui rend les hydrocarbures miscibles, et dont la réversibilité facilite leur séparation de la phase aqueuse.