La première édition du programme Marco Polo (2003-2006) aurait permis d'éviter l'émission de 1,5 million de tonnes de CO2 par le trafic routier, en transportant 21,9 milliards de tonnes/km autrement que par la route, selon la Commission européenne. Mais, sur les 73,8 millions d'euros disponibles pour la première édition du projet, seuls 41,8 ont été utilisés. Et à peine 46 % des objectifs de report modal ont été atteints. La deuxième édition de Marco Polo (2007-2013) suivrait la même trajectoire. La complexité du programme pour les entreprises européennes et les effets de la crise justifieraient ce résultat. Marco Polo est le seul instrument européen visant à reporter le fret routier vers d'autres modes.