Le territoire français dénombre quelque 6 000 points de charge pour véhicules électriques. Le gouvernement en vise 8 000 « d'ici à la fin d'année », a ciblé le 28 mai Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif clôturait un colloque de l'association des maires de France. « Une nouvelle dynamique s'amorce. Nous recensons 180 projets en train d'émerger, du très gros au plus petit doté d'une seule borne », constate Patrick Corral, directeur du développement d'ErDF. Depuis le début de l'année, le soutien public a été étendu, via les Investissements d'avenir, en direction des petites collectivités. « À condition que leur demande soit portée par le Département ou la Région dans le cadre d'une démarche groupée, nuance Sophie Carrigou, responsable du programme Véhicule du futur à l'Ademe. L'octroi des aides est, pour l'instant, sous-tendu par une logique de service public. Différents profils peuvent certes être acceptés. En Vendée, c'est ainsi le syndicat départemental d'énergie Sydev qui porte un projet de déploiement de 350 bornes. Il repose sur un schéma qui sera présenté fin juin à l'Ademe et sur un partenariat déjà conclu avec Renault. Mais sont exclues les infrastructures dont le financement est assuré par une entreprise dans le cadre d'une concession. « Et les bornes doivent être librement accessibles », ajoute Sophie Carrigou. Arnaud Montebourg a précisé que celles installées par les grandes surfaces sur leurs parkings, malgré leur usage potentiellement collectif, ne seront pas soutenues. À terme, des aides devraient toutefois être créées pour les acteurs privés sous concession de service public, comme les sociétés d'autoroute.