Le groupe de recyclage et de collecte des déchets n'a toujours pas réglé son problème d'endettement. Derichebourg ne respectait pas, à la clôture des comptes du premier semestre de l'exercice 2012-2013, une clause de son crédit bancaire. Une situation connue depuis plusieurs mois déjà, mais qui devient plus problématique aujourd'hui. Le métier historique de Derichebourg, le recyclage, représente 62 % de son chiffre d'affaires. Il souffre du contrecoup de la crise économique, de la baisse des volumes traités (-6 %) et du prix des matières secondaires, notamment de la ferraille (-12,5 %). En conséquence, le chiffre d'affaires de la division recyclage a chuté de 10 % au premier semestre à un peu plus d'un milliard d'euros, entraînant une division par trois de la marge opérationnelle à 1,1 %. Les deux autres activités (services et assistance aéroportuaire) ont permis de limiter les dégâts. Ils devraient encore servir d'amortisseur dans les prochains mois. Mais Derichebourg se trouve face à un dilemme. La cession, même partielle de ces activités aujourd'hui bien orientées, pourrait régler le problème de la dette. Une décision devrait être prise dans les prochaines semaines.