La famille des acteurs de la collecte pneumatique des déchets ménagers s'agrandit. À côté des leaders Envac, représenté par Veolia, et Ros Roca, partenaire de Sita, voici Marimatic. L'entreprise s'est spécialisée dans le trans-port pneumatique des déchets industriels : graisses des abattoirs, déchets dans la marine, serviettes de toilette dans les hôpitaux, etc. Quand elle s'est penchée sur la problématique des déchets ménagers, elle disposait déjà d'une certaine expérience. « Nous avons cherché à proposer un système moins cher, plus flexible », explique Michel Charbonnel, président de Marimatic en France. Pour cela, le dispositif, baptisé M-Taifun, est doté d'un « formateur », un système à vis qui conforme les sacs de 35 litres à la taille d'une canalisation de 200 mm, soit un diamètre de 25 cm. Autre innovation, majeure : le réseau. Alors que ses concurrents utilisent un conduit en fonte de 500 à 600 mm de diamètre, Marimatic a opté pour une canalisation composite de 200 mm, nécessitant un système d'aspiration moins puissant. Composée de polyéthylène haute densité à l'extérieur, et de polyéthylène à ultra-haute densité à l'intérieur, le matériau est résistant à l'usure et très lisse. « Comme il y a moins de frottements, nous pouvons aligner 4 km de tuyauteries, contre 1,8 km avec la fonte ». Autre avantage : le réseau est plus facile à installer. « Notre système est également modulaire : nous pouvons l'installer à partir de 500 kg de déchets à collecter, soit 1 500 à 2 000 habitants, pour un coût de 500 000 euros avec une collecte mobile », souligne Michel Charbonnel. Un tel équipement fonctionne depuis 2011 en Finlande. En France, Marimatic a choisi NGE comme partenaire pour distribuer sa solution. Des négociations sont déjà en cours avec des villes moyennes.