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Une kyrielle d'actions éligibles

LA RÉDACTION, LE 22 JUILLET 2013
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
La deuxième période des certificats d'économie d'énergie (CEE) prendra fin le 31  décembre. Après, c'est la grande interrogation. Une phase transitoire d'un an devrait prolonger les règles actuelles avec un objectif constant, puis de nouvelles modalités devront être trouvées pour trois années de plus. Seule certitude  : le dispositif sera prolongé, malgré les critiques acerbes de contributeurs comme EDF. Pour les collectivités, les entreprises ou les particuliers, reste à mieux exploiter les CEE. Le dispositif contraint les fournisseurs d'électricité, de gaz, de chaleur ou de carburant à réaliser des économies d'énergie. Concrètement, ils ont trois solutions  : jouer sur la performance de leurs installations, inciter leurs clients à réduire leur consommation ou acheter des CEE sur un marché d'échange. Pour déterminer le volume de certificats associé à chaque opération, les pouvoirs publics ont établi une liste de fiches standardisées. Il y en a aujourd'hui 269. Elles couvrent six secteurs (bâtiments résidentiels, bâtiments tertiaires, industrie, réseaux, transports et agriculture). L'entreprise qui installe une horloge sur un dispositif d'éclairage artificiel intérieur équipé d'un tube fluorescent de 36 W apprend par exemple dans la fiche BAT-EQ-02 qu'elle peut obtenir 90 kWh Cumac. Toute opération peut en théorie faire l'objet d'une valorisation. «  La limite n'est pas réglementaire mais économique  », explique une étude d'Amorce. Au-dessous de 0,5 GWh, « il est probable que le temps à mobiliser en interne pour monter le dossier et vendre les CEE ne se justifie pas ». Quelques fiches standards tiennent le haut du pavé. 387,3 TWh Cumac ont été valorisés au 31  mai. Dont 375,1 via les dix premières fiches standardisées ! En tête, l'installation de chaudières à condensation a généré 16,05 % du total, l'isolation des combles ou de toitures 9,19 %. Ne faudrait-il pas abandonner les fiches délaissées  ? Pas sûr. Notamment du fait de l'évolution probable du dispositif. «  L'isolation extérieure de la façade et une chaudière donnent lieu à la même valorisation. Sauf que l'isolation coûte dix fois plus cher. Dans un cas, on récupère 30  % de son investissement. Dans l'autre, c'est 3  %. Si on veut que l'efficacité énergétique soit mise en avant, il faut un rééquilibrage  », souligne Renaud Dhont, chargé de projet à l'association des responsables de copropriétés (Arc). Les chaudières les moins performantes pourraient à l'avenir être moins valorisées par le dispositif parce qu'elles sont devenues la norme, et parce qu'il est incohérent de financer avec les certificats blancs le chauffage de passoires thermiques. Même sans évolution des barèmes, les porteurs de projets ont de toute façon intérêt à ne pas oublier les fiches plus confidentielles. En matière de transport, les entreprises et les collectivités peuvent obtenir des CEE en équipant leurs véhicules de boîtiers de suivi de conduite ou en acquérant des unités de transport intermodal. Dans les bâtiments, «  on peut isoler des canalisations d'eau chaude sanitaire en finançant les travaux jusqu'à 100 % grâce aux CEE, souligne François Amadei, fondateur de NR Pro. Chargée de projets au service énergie de la communauté du pays d'Aix (CPA), Catherine Fleurynck est sceptique sur les 100 % : « on entreprend rarement ces seuls travaux. Il faut raisonner en coût global de réhabilitation. Les certificats permettent généralement de gagner entre 5 et 20 % des investissements ». D'autres opérations types deviennent intéressantes dès lors qu'il y a un effet volume : l'installation de robinets thermostatiques ou de luminaires économes par exemple. Enfin, les arrêtés publiés une ou deux fois par an permettent d'affiner certaines actions standardisées et d'en créer de nouvelles pour répondre au mieux aux attentes. « Le covoiturage travail-domicile a fait l'objet d'une fiche très peu utilisée, illustre Grégory Labrousse, directeur général de Geo PLC. Nous avons donc travaillé sur une opération plus simple de covoiturage qui pourrait être validée début 2014  ».


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