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Un plan d'action pour l'export

LA RÉDACTION, LE 7 OCTOBRE 2013
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Une multiplication par 2,3 en dix ans. Voilà l'évolution que pourrait suivre le marché mondial de la géothermie dans les dix prochaines années, selon une étude menée par l'Ademe et Cap­ gemini Consulting. Cela représenterait un chiffre d'affaires de 3,3 milliards de dollars par an d'ici à 2023, pour une capacité installée annuelle de 825 MW. Or, les industriels français pourraient se réserver une part du gâteau : « Notre étude montre que la France a toutes les compétences pour mener des projets d'électricité géothermique de A à  Z, expose Philippe La Plaige, ingénieur expert à l'Ademe. Il y a bien quelques secteurs à développer, notamment dans la phase d'exploration et de forage, mais le succès de la géothermie française à l'export dépendra surtout de l'organisa­ tion de la filière. » Les principaux exportateurs actuels (États-Unis, Italie, Japon, Islande) dis­ posent déjà d'industriels travaillant ensemble pour se positionner sur de grosses opérations. Cette démarche fait défaut côté français. La première étape du plan d'actions pour l'export, établi par l'Ademe et les acteurs de la filière, va donc consister à créer un cluster français. «  Nous souhaitons qu'il soit constitué d'ici à la fin de l'année pour ensuite pouvoir se montrer à l'inter­ national, lors de grands événements sur la géothermie par exemple  », dé­ taille Christian Boissaby, président de l'AFPG, l'association française des pro­ fessionnels de la géothermie. Dans le même temps, l'Ademe et ses par­ tenaires travailleront sur un autre point indispensable au succès de l'exportation de la géothermie française : la mise en place d'une garantie pour les forages d'exploration et de production. « Nous avons aujourd'hui un système assu­ rantiel qui fonctionne très bien pour la géothermie basse température. Celui-ci rembourse au maître d'ouvrage le coût du forage s'il ne permet pas d'obtenir au moins 50 % de la puissance estimée, explique Philippe La Plaige. Ce fonds de garantie est constitué de subventions, de cotisations des professionnels et de revenus générés grâce aux placements de la trésorerie en obligations. Ce qu'il nous faut à présent, c'est un système identique pour la géothermie haute température. » Selon les estimations de l'Ademe, pour soutenir dans un premier temps 10 projets d'électricité géother­ mique, il faudrait une dotation initiale de 50  millions d'euros, pour laquelle les industriels consultés seraient prêts à contribuer à condition que les banques et l'État participent. « Nous allons donc lancer une nouvelle étude pour voir quelles seraient les possibilités de finan­ cement, les moyens d'assurer l'équilibre financier et également les modalités juridiques d'un tel fonds afin de ne pas risquer une opposition de la Commis­ sion européenne ou de l'Organisation mondiale du commerce  », poursuit l'expert de l'Ademe. Ce deuxième volet de la démarche « export » permettra à la filière française de proposer des offres clés en main incluant la couverture des risques exploratoires. Quant aux pays à cibler, l'étude de Cap­ gemini a déjà permis aux professionnels de les repérer  : «  Indonésie, Afrique de l'Est et Amérique du sud, d'autant que ces zones ne sont pas encore trop engagées avec d'autres grands expor­ tateurs  », note Christian Boissy. Reste que, pour se faire une place à l'inter­ national, il faut souvent disposer de références dans son propre pays. Et selon la Caisse des dépôts (CDC), c'est peut-être un point faible que les indus­ triels vont devoir combler. «  En tant qu'investisseur, la CDC et ses filiales espèrent bien entendu pouvoir soute­ nir les industriels français à l'export, expose Eric Lecomte, responsable du département Énergie Environnement de la CDC. Mais il faudra d'abord qu'ils démontrent leur savoir-faire sur le terri­ toire et c'est dans ce type de projet que nous les accompagnerons en premier lieu. » Pour le moment, la France ne dis­ pose que de la centrale de Bouillante, en Guadeloupe, et de celle, expérimentale, de Soulz-sous-Forêt, en Alsace. Mais la révolution est peut-être en marche : une première centrale de géothermie haute température est en construction à Rit­ tershoffen, en Alsace, et six permis de recherche ont été attribués ces derniers mois en métropole. De quoi appuyer un peu plus le futur lancement à l'export de la filière...


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