Bioguard veut améliorer le contrôle de la qualité des effluents grâce à un biocapteur microbien. « Il s'agit de proposer des analyses régulières et automatisées de biodégradabilité et de toxicité avec transfert des données par GPRS », résume Gérald Thouand, chercheur au laboratoire Gepea de l'université de Nantes, qui coordonne ce projet ANR auquel participent notamment Bionef, Suez Environnement et Sotralentz. Car, à l'heure actuelle, le contrôle de la biodégradabilité des effluents (calcul de la DBO) dans les Step, quotidien, nécessite plusieurs jours d'analyse. Le biocapteur développé effectuera des analyses en continu et obtiendra des résultats en seulement trois ou quatre heures. Pour ce faire, il sera constitué d'une carte de microorganismes lyophilisés reflétant la diversité des populations présentes au sein des boues activées d'une Step. Chaque microorganisme réagit à l'effluent en respirant plus ou moins. En fonction du nombre de souches dégradant l'effluent, on obtiendra un code-barres permettant d'établir sa biodégradabilité. Par ailleurs, des bactéries luminescentes renseigneront sur la toxicité de l'effluent. Un prototype est en cours de développement.