Les taxes carbone et systèmes d'échange de droits d'émission sont les moyens les moins coûteux de réduire les émissions de CO2, indique l'OCDE dans une nouvelle étude. Ces outils devraient constituer « la clé de voûte » des efforts gouvernementaux, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques. « Les pays tarifient le carbone de multiples façons, pas toujours les plus efficaces, déplore son secrétaire général, Angel Gurría. C'est une situation des plus confuses, de laquelle n'émerge aucun signal clair et qu'il faut corriger. » L'OCDE a analysé les politiques climatiques de 15 pays, dont la France, dans des secteurs parmi les plus gros émetteurs (production d'électricité, transport routier, pâtes et papier, ciment, consommation d'énergie des ménages). Selon cette étude intitulée « Prix effectifs du carbone », le recours à ces dispositifs est préférable à d'autres moyens d'action comme les tarifs d'achat et les subventions. Le coût moyen de réduction d'une tonne d'émission de carbone dans le secteur routier pourrait ainsi être jusqu'à huit fois plus élevé lorsque des instruments autres qu'une taxe sur les carburants sont utilisés. Le rapport soutient que des instruments « intelligents » fondés sur le marché peuvent baisser dans des proportions importantes les émissions pour un coût moindre.