Donner envie, créer une marque unique et lui octroyer une gouvernance collective. Telles sont les conclusions communes, et sortant un peu de l'ordinaire, de deux groupes de travail sur la rénovation thermique des logements : celui créé dans le cadre de la « Nouvelle France industrielle » du ministère du Redressement productif et celui de la Fabrique écologique, un groupe de réflexion transpartisan. « Février sera un mois d'arbitrage pour la préparation de la loi sur la transition énergétique », croit savoir le socialiste Giraud Guibert, président de la Fabrique écologique (à droite sur la photo), qui a choisi l'angle original de la demande. « En plus de ceux du bâtiment et de l'énergie, nous avons sollicité la participation de professionnels de l'automobile, de la publicité ou du marketing agroalimentaire », ajoute Sébastien Delpont, consultant chez BeCitizen (à gauche), qui a coordonné l'étude. Comme celui de la Nouvelle France industrielle, son rapport propose de donner envie aux ménages en ne leur « vendant » pas des économies d'énergie ou un temps de retour sur investissement, mais plutôt un projet global de rénovation et de bien-être… Les deux études préconisent aussi de fédérer offres et outils sous une seule marque, RGE a priori. « Il faudrait que le CIDD prenne le nom de crédit d'impôt RGE, le DPE de diagnostic RGE, etc. », illustre Sébastien Delpont, qui imagine des déclinaisons locales et une gouvernance collective. Une idée qui rejoint celle du groupe de travail missionné par le ministère du Redressement productif, qui souhaite la création d'un « cercle des industriels et négoces pour la rénovation énergétique », pouvant notamment lancer des campagnes de communication.