Le groupe déchets du Comité pour la fiscalité écologique a formulé ses propositions au Conseil national des déchets. Avec pour mot d'ordre, l'incitation fiscale au changement de comportement des consommateurs, des collectivités et des industriels, Matthieu Glachant, économiste chargé d'animer cette réflexion, évoque trois grands axes de travail, dont les résultats seront dévoilés en juin. Premier sujet, la TGAP déchets ne devrait pas évoluer avant 2016. La TGAP stockage ne devrait que légèrement augmenter, alors qu'aucune hausse n'est prévue pour la TGAP incinération. Second point : l'idée d'une taxe amont sur les produits non-concernés par les REP. Elle pourrait en théorie susciter plus de prévention et d'écoconception, mais aussi avoir un effet pervers sur certains produits (essuie-tout, lingettes, pansements). Enfin, la tarification incitative touche aujourd'hui environ 5 millions d'habitants, soit un retour d'expérience suffisant pour la rectifier ou l'employer à meilleur escient. Malgré les effets secondaires qu'elle a pu engendrer (transfert des déchets chez le voisin ou en dépôt sauvage), elle peut jouer un rôle positif dès lors qu'elle s'inscrit dans un projet global de la collectivité. L'idée serait d'accélérer le mouvement en visant les 15 millions d'habitants pour 2020 et les 25 millions d'ici à 2025.