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Le risque climatique sous-évalué

LA RÉDACTION, LE 4 MAI 2015
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
À l'approche de la conférence de Paris, le risque financier lié au changement climatique préoccupe de plus en plus les régulateurs. Récemment, le directeur adjoint du régulateur du secteur bancaire britannique, la Prudential Regulation Authority (PRA), s'est inquiété de la valeur des investissements des gestionnaires d'actifs, notamment des assureurs, dans les compagnies pétrolières si l'usage des énergies fossiles venait à être réglementé. Mais si le sujet est pris très au sérieux par les autorités britanniques, il l'est, semble-t-il, nettement moins par les gestionnaires d'actifs eux-mêmes. Selon la troisième étude annuelle de l'ONG Asset Owners Disclosure Project (AODP), 232 des 500 plus grands investisseurs institutionnels de la planète n'ont pris aucune mesure de protection particulière. Si les auteurs de l'étude reconnaissent des efforts notables en matière de transparence et de communication des données de la part des investisseurs, ils regrettent que seulement 7 % des gérants d'actifs calculent l'empreinte carbone de leur portefeuille. Et seul 1,4 % se fixe l'objectif de la réduire… Leur approche trop court-termiste explique en partie ce désintérêt qui pourrait même, à terme, les conduire à devoir affronter des poursuites en justice. En attribuant des notations, l'initiative d'AODP, soutenue par les Nations unies, vise à créer un effet d'entraînement. Sur les 500 investisseurs, 9 ont ainsi obtenu la note AAA, dont aucun institutionnel français. L'ONG observe que l'un des meilleurs élèves du panel est parvenu à réduire de 23 % en une année l'exposition carbone de son portefeuille d'actions. AODP estime que l'arrivée de nouveaux souscripteurs, plus jeunes et plus sensibilisés aux questions environnementales, améliorera la prise de conscience des fonds. D'autres initiatives, plus directes, devraient aider à y contribuer. L'organisation Shareaction a, par exemple, déposé des résolutions lors des assemblées générales de BP ou de Shell pour contraindre les deux majors britanniques du pétrole à détailler les initiatives en vue de répondre au changement climatique.


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