Si plus de 90 % des dirigeants jugent les sujets environnementaux stratégiques, 75 % ne disposent toujours d’aucun plan d’action formalisé. L’indice global de maturité plafonne ainsi à 52/100, révélant un décalage marqué entre l’intention et l’exécution : la plupart des décideurs suivent leur consommation via de simples factures, et seul un tiers utilise un système de pilotage technique du bâtiment.
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L’étude montre que les écarts d’engagement ne dépendent pas des régions, mais du profil des structures. Les PME de 10 à 49 salariés affichent un score de 49/100, contre 61 pour les entreprises de plus de 50 salariés, mieux armées en compétences et en capital. Par ailleurs, l’indice sectoriel varie de 47 à 58 : l’hébergement-restauration et l’industrie font la course en tête, tandis que le bâtiment et le commerce avancent à un rythme plus mesuré.
La résilience comme nouveau moteur
Face aux aléas climatiques subis par deux tiers des entreprises ces cinq dernières années (hausse des factures, pertes de production), la transition devient un impératif de survie économique. Pourtant, le financement reste un point de blocage. Bien que les pratiques progressent, la capacité des dirigeants à se projeter dans leurs investissements recule, illustrée par une baisse de l’intention de recourir aux prêts et aux subventions. « Le prochain cap consiste à transformer ces premières initiatives en trajectoires structurées. Notre responsabilité est de les aider à sécuriser leurs investissements dans la durée », souligne Sophie Bonhomme, Directrice de la Transition Énergétique et RSE au Crédit Agricole Centre-Est.