Fléché jusqu’ici par les certificats d’économies d’énergie, Actee accompagnait le déploiement des travaux d’isolation et d’aménagement thermique dans les communes. Le récent arbitrage de Matignon réduit drastiquement les ambitions initiales : l’objectif d’adaptation des écoles aux fortes chaleurs passe de 12 500 à 2 500 établissements. L’exécutif justifie ce choix par la volonté de réorienter les financements prioritairement vers l’électrification des usages.
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Pour les collectivités territoriales, ce changement de cap fragilise la gestion de leur patrimoine immobilier. Le secteur du bâtiment représente les trois quarts des dépenses énergétiques des communes. Dans un contexte de flambée des coûts et de vague de canicules ayant entraîné la fermeture de 10 000 écoles en 2026, l’électrification des systèmes sans isolation préalable risque d’alourdir inutilement les factures et la pointe de consommation électrique. Ce désengagement touche de plein fouet les petites communes rurales démunies d’ingénierie interne. Actee a déjà soutenu 7 800 communes et conditionné la majorité des prêts d’ÉduRénov octroyés par la Banque des Territoires. La suppression de cet appui technique dès 2027 menace de paralyser le lancement de nouveaux projets pour toute la durée du mandat municipal. Dominique Ramard, vice-président de la FNCCR, déplore une renonciation aux promesses de l’État,tandis qu’Actee réclame un retour sur cette décision pour continuer d’accompagner les investissements locaux.