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Les bénéfices des zones humides à l'échelle macroscopique

LA RÉDACTION, LE 1er JUIN 2010
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L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a publié récemment deux études dédiées à l'évaluation des services rendus par la biodiversité. Elles s'intéressent toutes les deux aux évaluations à l'échelle macroscopique. Chacune apporte sa pierre au projet de recherche sur l'Économie des écosystèmes et de la biodiversité (The Economics of Ecosystems and Biodiversity, ou TEEB) lancé en 2007. La première étude, « Ecosystem accounting and the cost of biodiversity losses, The case of coastal Mediterranean wetlands », repose sur des principes « comptables ». Elle considère donc les écosystèmes - en l'occurrence les zones humides méditerranéennes - comme un actif qui apporte des bénéfices, peut être apprécié/déprécié et voir son stock évoluer. D'après l'étude, cette approche comptable des écosystèmes offre un cadre d'analyse robuste et systématique, qui de plus prend en compte tous les usages de l'écosystème. L'étude propose aussi de nouveaux indicateurs d'évaluation de la valeur des « actifs », comme le potentiel écologique ou la température de la pression urbaine/agricole. Elle offre en outre un exemple de l'utilisation d'outils de cartographie comme Corine Land Cover pour produire des macrodonnées « comptables » sur les écosystèmes. La seconde étude, « Scaling up ecosystem benefits », se penche sur les possibilités d'extrapolation des résultats des études locales, coûteuses et laborieuses, pour fournir des données macroscopiques. L'extrapolation se fait au travers de « transferts de valeur économique », valeur qui prend notamment en compte l'emplacement, la taille, la rareté d'un écosystème particulier, sa proximité avec des aires résidentielles et le pouvoir d'achat de bénéficiaires potentiels de l'écosystème. L'étude prend pour exemple le cas des zones humides européennes. Elle souligne qu'aucune extrapolation ne peut être faite sans des données très précises et complètes ; et qu'elle ne peut apporter des réponses à toutes les questions. Elle pourra ainsi dire « quel sera le bénéfice si l'on arrête l'érosion des zones humides en Europe, donc le coût de l'inaction ? », mais ne pourra certainement pas indiquer « quelle est la valeur de toutes les zones humides d'Europe ».


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