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À Cagnes, la conformité vient de l'innovation...

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2011
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Jusqu'en 2010, la station d'épuration de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), construite en 1957 et agrandie en deux phases dans les années 1970 et 1980, ne respectait pas les normes européennes de rejet, particulièrement sur les matières en suspension (MES). « Grâce au suivi microbiologique, nous sommes passés de 85 % à 89 % de rendement d'épuration sur les matières en suspension entre 2008 et 2009 », explique Thomas Onzon, directeur général adjoint chargé de l'environnement à la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, dont dépend cette station. Puis cette approche a permis de gagner quelques points supplémentaires de rendement, pour s'élever à 93 % début 2011 : les normes européennes ont été atteintes. SUIVI MICROBIOLOGIQUE Le suivi hebdomadaire de la faune épuratoire a été instauré en 2008. Réalisé au sein du laboratoire de l'environnement de l'agglomération, il a permis d'optimiser la gestion quotidienne de la station, par exemple en régulant l'évacuation des boues dans les aérateurs ou en améliorant le brassage des effluents. Il a ainsi conduit à identifier des filaments du soufre dans les échantillons d'eau prélevés dans le bassin d'aération.Leur présence a confirmé l'hypothèse des exploitants sur la trop grande septicité des effluents entrants. Autrement dit, ils contenaient un taux anormalement élevé de sulfures dont la particularité est de réagir avec l'oxygène injecté, privant les bactéries épuratrices de cette précieuse molécule. Alors que Veolia Eau, exploitant de la station, utilisait quatre fois plus d'oxygène que la quantité requise par la taille de ses bassins, le rendement restait mauvais. Impossible pourtant, techniquement, d'injecter de plus grandes quantités d'air. DE L'OXYGÈNE PUR « Veolia Eau nous a alors proposé d'installer un système d'injection d'oxygène pur. Ce dernier réagit avec le soufre. Nous continuons par ailleurs à injecter de l'air de manière traditionnelle, mais il est désormais disponible pour les bactéries », décrit Thomas Onzon. Au vu de ces résultats, Nice Côte d'Azur a décidé de conserver le pilote et d'installer début septembre 2011 cette solution sur une autre des quatre files de la station. La ville de Cagnes est ainsi parvenue à respecter les obligations européennes sans pour autant réaliser un investissement trop important, le pilote ayant coûté 120 000 euros, avec un coût de fonctionnement de 50 000 euros annuels. La solution est d'ailleurs temporaire : la station vieillissante doit être reconstruite à la fin de l'année 2016.


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