La nappe de calcaire de Champigny, qui alimente près d'un million de Franciliens, fait désormais l'objet d'un contrat d'animation de trois millions d'euros sur cinq ans pour améliorer la qualité de son eau. « Ce contrat est un peu atypique. Le périmètre est très vaste : 638 km² dont 32 000 hectares de parcelles agricoles sur quatre champs captants. De plus, il associe des acteurs publics, comme le Sedif (Syndicat des eaux d'Île-de-France) et l'agence de l'eau Seine-Normandie (AESN), à des producteurs d'eau privés, Veolia et Lyonnaise des eaux », détaille Christian Salomé, chef de service des investissements des collectivités de Seine-et-Marne et du Val d'Oise à l'AESN. En effet, petite particularité locale, les deux opérateurs privés sont historiquement propriétaires des forages qu'ils exploitent. Les quatre champs captants ciblés comportent chacun au moins un captage Grenelle ou un captage prioritaire au titre du Sdage. « Notre politique est de responsabiliser les producteurs d'eau afin qu'ils mettent en place des actions préventives plutôt que curatives », rappelle Christian Salomé. Le principal chantier portera sur le secteur agricole, en particulier les produits phytosanitaires, mais le secteur industriel sera aussi concerné. L'association Aqui'brie travaillera, quant à elle, avec les collectivités sur les pressions urbaines et réalisera le suivi de la qualité de l'eau pour évaluer l'efficacité de l'action. Sur les trois millions d'euros prévus, l'agence en financera 70 % et les trois producteurs les 30 % restants.