Quatre cents salariés et 15 000 m² de plateaux techniques sur trois sites. Labocea, groupement d'intérêt public (GIP), rassemble deux laboratoires déjà bien implantés : Idhesa Bretagne océane dans le Finistère et le LDA des Côtes d'Armor. Il va ainsi devenir le plus grand laboratoire public français. « C'est un choix des collectivités de renforcer nos structures. Il est important de maintenir la présence de laboratoires publics indépendants », justifie Eric Laporte, directeur d'Idhesa et futur directeur de Labocea. Il opérera dans le secteur de l'eau et de l'environnement qui représente environ 40 % de l'activité mais aussi de la santé animale, de l'hygiène alimentaire, de l'amiante et de la phytopathologie végétale. Face à la concurrence privée, le regroupement permettra d'améliorer les coûts internes mais aussi d'investir de manière soutenue en R&D comme avec le projet Marquopoleau visant à sélectionner des marqueurs identifiant l'origine d'une contamination fécale de l'eau (voir Hydroplus n° 218). Avec un budget annuel de 25 millions d'euros, le laboratoire rayonnera sur toute la Bretagne tout en pouvant intervenir en dehors pour certaines de ses compétences telles que la recherche de médicaments dans les eaux. Labocea n'est pas une démarche isolée et d'autres regroupements ont eu lieu récemment : Inovalys, GIP résultant de la fusion des laboratoires du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de Loire-Atlantique et Public Labos, entente entre les laboratoires du Gers, du Lot, du Tarn et du Tarn-et-Garonne.