Avec un chiffre d'affaires passé de 6 à 20 millions d'euros en dix ans, Copex, fabricant de presses hydrauliques de déchets, fait figure d'extraterrestre. Une réussite qui tient sans aucun doute à l'offre globale de l'entreprise. « Tout est intégré, de la conception par notre bureau d'études à la mise en route et au service après-vente. Nous avons toujours privilégié une politique clients et pas une politique de volume », explique Frédéric Malin, son directeur général. La stratégie est payante en particulier à l'export, vers la Chine, l'Australie ou la Russie, qui représente 80 % des machines vendues. Cette adaptation à l'évolution des marchés et des modes d'utilisation a naturellement fait évoluer l'offre technique. « Non seulement, les machines sont plus rapides et toujours plus fiables, mais elles sont également devenues plus efficaces et plus économes en énergie », juge le chef d'entreprise. Copex, qui vient de fêter ses soixante ans, n'appréhende pas la crise. « Après l'euphorie des envolées des cours des ferrailles, on s'est préparé à revenir à une croissance plus ordinaire. Je mets 2009 entre parenthèses et je travaille déjà sur 2010 », reconnaît Frédéric Malin.